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Quelle est la plus belle partie de la Sardaigne ? Guide par région

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Quelle est la plus belle partie de la Sardaigne ? Guide par région

La plus belle partie de la Sardaigne dépend du voyage recherché. Le nord-est séduit par ses criques turquoise autour de la Costa Smeralda, le sud impressionne avec ses dunes et lagunes, la côte ouest dévoile des sites archéologiques phéniciens, et l’intérieur montagneux du Supramonte cache des gorges parmi les plus profondes d’Europe. Quatre visages, une seule île.

Le nord de la Sardaigne, entre criques et archipel granitique

La Sardaigne partage avec d’autres grandes îles un littoral sculpté par le vent et la houle. Les voyageurs qui aiment découvrir les îles méditerranéennes retrouvent ici les mêmes paysages de maquis et de granit, poussés à leur expression la plus spectaculaire. Sur la côte nord-est, la Costa Smeralda étire ses criques aux eaux translucides entre Porto Cervo et Baja Sardinia, sur environ 55 km de littoral découpé.

L’archipel de La Maddalena, classé parc national depuis 1994, regroupe 7 îles principales et une soixantaine d’îlots accessibles en ferry depuis Palau (traversée de 20 minutes). Caprera, reliée à La Maddalena par un pont, abrite la maison-musée de Garibaldi et des plages quasi désertes d’octobre à mai.

Sur le terrain, la plage de La Pelosa à Stintino attire chaque été des milliers de visiteurs. La municipalité limite l’accès à 1 500 personnes par jour depuis 2018 pour protéger le sable blanc. Réservation obligatoire de mi-mai à mi-octobre, 3,50 € par adulte (gratuit pour les moins de 12 ans).

Côté gastronomie, le nord de l’île produit le vermentino di Gallura, seul DOCG de Sardaigne. Les vignobles autour de Tempio Pausania culminent à 500 mètres d’altitude, donnant au vin une minéralité distinctive. Les amateurs de cépages italiens trouveront un panorama complet dans notre guide des vins italiens par région.

Le sud, dunes dorées et capitale historique

Cagliari, capitale de la Sardaigne depuis l’époque aragonaise, compte environ 150 000 habitants. Le quartier Castello, perché sur une colline, domine le golfe avec ses remparts du XIIIe siècle. Le musée archéologique national expose la plus grande collection de bronzetti nuragiques au monde : plus de 500 figurines en bronze datant du IXe au VIe siècle av. J.-C.

À 50 km au sud-ouest de Cagliari, les dunes de Chia s’élèvent jusqu’à 60 mètres de hauteur. Derrière ces dunes, l’étang de Chia accueille des colonies de flamants roses visibles de septembre à mars. La plage de Su Giudeu, protégée par un îlot rocheux, offre des eaux calmes adaptées aux familles.

Villasimius, à l’extrême sud-est, abrite l’aire marine protégée de Capo Carbonara (8 600 hectares). Les fonds marins atteignent 30 mètres de visibilité entre juin et septembre. Le récif de Santo Stefano cache l’épave d’un cargo du XIXe siècle à seulement 10 mètres de profondeur, un spot accessible aux plongeurs débutants.

Pour organiser votre hébergement dans cette zone, consultez notre guide sur où se loger en Sardaigne.

La côte ouest, falaises de basalte et vestiges phéniciens

Tharros, fondée au VIIIe siècle av. J.-C. par les Phéniciens, occupe une péninsule battue par le mistral sur la côte du Sinis. Les colonnes romaines encore debout surplombent une mer d’un bleu profond. Le site archéologique ouvre toute l’année (entrée : 5 €) et reçoit moins de visiteurs que les plages.

La falaise calcaire de Pan di Zucchero, haute de 133 mètres, se dresse face au village minier d’Iglesias. Cette zone du Sulcis-Iglesiente conserve des mines de zinc et de plomb exploitées depuis l’époque romaine. Le parc géominier de Sardaigne, reconnu par l’UNESCO en 2007, retrace cette histoire industrielle sur 8 sites principaux.

Bosa, sur la côte nord-ouest, aligne ses maisons colorées le long du fleuve Temo, le seul fleuve navigable de Sardaigne. Le château des Malaspina (XIIe siècle) domine la ville. Les plages de Bosa Marina et Compoltitu complètent cette étape, avec des couchers de soleil parmi les plus photographiés de l’île.

Les voyageurs qui préparent un séjour en Sardaigne gagnent à inclure au moins deux jours sur cette côte méconnue.

L’intérieur montagneux, le Supramonte et la Barbagia

Le Supramonte, massif calcaire du centre-est de l’île, abrite la gorge de Gorropu. Ses parois atteignent 500 mètres de hauteur sur une largeur de 4 à 10 mètres seulement : le canyon le plus profond d’Italie et l’un des plus impressionnants d’Europe. Le sentier depuis le pont Sa Barva demande environ 3 heures aller-retour avec un dénivelé de 400 mètres.

Orgosolo, village de 4 000 habitants en Barbagia, affiche plus de 150 murales sur ses façades. Ces fresques politiques et sociales, initiées en 1969 par le professeur Francesco Del Casino, transforment le village en galerie à ciel ouvert. L’entrée reste libre, les rues se parcourent en 2 heures.

La gastronomie de l’intérieur se distingue du littoral. Le porceddu (cochon de lait rôti au bois de myrte) se déguste dans les agriturismi de Barbagia pour 25 à 35 € par personne. Le pecorino sardo, fromage AOP depuis 1996, vieillit dans des caves naturelles creusées dans le calcaire.

Un séjour de 7 à 14 jours en Sardaigne laisse le temps de combiner côte et montagne sans précipiter les étapes.

Choisir sa région selon son profil de voyageur

ProfilRégion conseilléeAtout principalBudget hébergement/nuit
Famille avec enfantsSud (Chia, Villasimius)Plages peu profondes, calme80-150 €
CoupleNord-est (Costa Smeralda)Criques, vie nocturne120-300 €
RandonneursIntérieur (Supramonte)Gorges, sentiers balisés50-90 €
Amateurs d’histoireCôte ouest (Tharros, Sulcis)Sites archéologiques, mines60-100 €
Entre amisNord-ouest (Alghero, Bosa)Villages, gastronomie70-120 €

Cette répartition s’affine selon la saison. De mai à juin, le nord offre des températures idéales (22-26 °C) sans la foule estivale. Le sud se visite confortablement dès avril, avec des prix d’hébergement 30 à 40 % inférieurs à la haute saison.

La Sardaigne couvre 24 090 km², ce qui rend les déplacements plus longs que prévu. Comptez 3 heures de route entre Cagliari et Olbia (260 km) par la route nationale 131. Une voiture de location reste indispensable : les bus interurbains circulent à fréquence réduite hors des axes principaux.

Concrètement, voici les distances clés à prévoir :

  • Cagliari-Olbia : 260 km, environ 3 h
  • Cagliari-Alghero : 225 km, environ 2 h 45
  • Olbia-Alghero : 130 km, environ 1 h 45
  • Cagliari-Villasimius : 60 km, environ 1 h
  • Olbia-Palau (ferry La Maddalena) : 40 km, environ 40 min

Carte et accès : rejoindre la Sardaigne depuis la France

Trois aéroports desservent l’île : Cagliari-Elmas au sud, Olbia-Costa Smeralda au nord-est et Alghero-Fertilia au nord-ouest. Des vols directs relient Paris, Marseille et Lyon à ces trois aéroports entre avril et octobre, pour une durée de 1 h 30 à 2 h.

Le ferry constitue l’alternative pour voyager avec un véhicule. La liaison Marseille-Porto Torres dure environ 12 heures de nuit. Les tarifs varient de 45 à 120 € par passager selon la saison, hors véhicule.

AccèsDuréeDepuisCompagnies principales
Avion1 h 30 à 2 hParis, Lyon, MarseilleVolotea, EasyJet, Ryanair
Ferry direct10-12 hMarseille, ToulonCorsica Ferries, La Méridionale
Ferry via Corse4-6 hBonifacioMoby, Blu Navy

Prochaine étape : définir votre itinéraire jour par jour, réserver une voiture de location et viser les intersaisons pour un budget maîtrisé.

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